Les voeux 2020 du Président

Vœux aux élus et partenaires de la CCPCAM.

Kerdanvez le 23 Janvier 2020.

Cette cérémonie des vœux est particulière pour moi, car c’est la dernière et confronté à cette perspective il me vient à l’esprit le discours qui clôt les « frères Kamarazov ». Derrière l’oraison funèbre que cachent tous les bilans, Dostoïevski fait surgir dans la bouche d’Aliocha la promesse d’un avenir nourri de bons sentiments. Je cite « Et même si nous nous adonnons à des affaires de la plus haute importance, que nous soyons parvenus aux honneurs ou tombés dans l’infortune n’oublions jamais combien il nous fut doux ici de communier ensemble dans un bon sentiment qui nous a rendu peut être meilleur que nous sommes »

N’étant pas candidat aux élections de mars prochain et il m’est permis de dresser un bilan des réalisations de ces 12 années de mandat, le tout évidemment dans un bon sentiment. En 2008, nous étions encore aux débuts d’un siècle nous arrivant les bagages remplis de défis.

Depuis la fin de la guerre 39/45, le monde a bien changé : il a fallu que le pays panse ses plaies puis entame sa reconstruction. Nous avons vécu alors les « trente glorieuses », années de progrès social et de croissance.

Le choc pétrolier de 1973 inaugure une nouvelle ère : celle des prix du pétrole élevés et volatils, avec pour conséquences la hausse du chômage, l’inflation galopante et l’augmentation des déficits budgétaires…

De cette période, date un premier défi majeur : L’énergie posant problème, il faut imaginer un modèle de croissance basé sur d’autres sources d’énergie en envisageant une transition énergétique qui va très vite paraître insuffisante en raison des conséquences de l’émergence du changement climatique. D’autres défis apparaissent ainsi : nature, environnement et biodiversité.

En fait, c’est le modèle économique dans son ensemble qu’il faut changer ! D’une économie basée sur une croissance indéfinie, il faut  une économie qui soit à la fois sociale, solidaire et circulaire.

En 2008, étaient présents à l’esprit de manière dirimante :

  • la grave crise financière de 2007 aux États-Unis devenue crise mondiale de l’endettement public ;
  • Le énième choc pétrolier de 2008 ;
  • Au niveau national, des élus de gauche et de droite se succédant sans changement ni apport d’idées nouvelles, tous encore marqués au sceau d’un productivisme basé sur une croissance infinie.

Alors, que faire lorsque l’état des lieux indique comme éléments invariants :

  • Une diminution drastique des taux de croissance générant une autre économie ;
  • Une difficulté à emprunter quel que soit le ratio d’endettement ;
  • Des subventions en baisse pour participer au redressement national ;
  • De nouvelles procédures de financement initiées au niveau national.

Il fallait aller de l’avant résolument en innovant :

  • Opérer d’abord une prise en compte du changement climatique et s’orienter résolument vers une politique de transition écologique déclinée en énergétique, agro-alimentaire, industrielle et numérique, dont le financement serait axé sur les nouvelles procédures.

Nous faisons partie du Pôle Métropolitain du pays de Brest depuis 20 ans, profitons donc de son ingénierie pour monter des dossiers que nous ne sommes pas en mesure d’effectuer nous-mêmes.

  • Puis, opter pour une nouvelle gouvernance par la mise en œuvre d’une politique résolument QSSEE (Qualité, Sécurité, Social, Environnement, Énergie). Cette politique nous fait grandir, elle structure la gouvernance. Grâce à elle et à l’adhésion pleine et entière des personnels, tous les services sont aujourd’hui certifiés. C’est ainsi que nous avons affronté les défis et obtenus les résultats que je vais vous présenter. A ce propos je vous signale qu’en 2009 nous avons été lauréat du grand Prix du management public qu’avec le DGS nous sommes allés chercher à Paris.

Le défi de l’eau : Le combat du XXI° siècle.

L’usine d’eau potable

L’usine d’eau potable de Poraon datait de 1965, d’une capacité de 60M3/H portée à 90M3/H en 1968, elle subit quelques modifications jusqu’en 2006, date à laquelle les premières études sont conduites pour sa modernisation. En 2006, la mise en place des périmètres de captage commence, et 5 ans plus tard le   chantier démarre. En cohérence avec notre politique environnementale un certain nombre d’innovations sont adoptées :

  • Utilisation du chlorure ferrique permettant l’emploi de l’aluminium ;
  • Technique d’affinage sur charbon actif grâce au procédé « Carboplus » breveté et agrée par l’ARS, délivrant une eau au robinet exempte de toute trace de glyphosate ;
  • Traitement du manganèse par filtres permettant par modification du pH de l’eau d’éviter les dépôts noirâtres sur les canalisations ;
  • Désinfection par UV permettant de diminuer l’emploi du chlore ;
  • Mise en œuvre d’une filière complète de traitement des boues ;
  • Analyse de la qualité de l’eau en entrée grâce à des vairons placés dans un aquarium sous contrôle vidéo permanent ;
  • Re-Minéralisation de l’eau, par utilisation de chaux et de CO2, évitant la dissolution des métaux dans les canalisations métalliques.

Au bilan, l’usine produit en moyenne 600.000m3/an, soit 1/3 de nos besoins. Son coût global a été de 2,45M€ financés à hauteur de 1,76 M€ (72%) sur fonds propres de la collectivité par le biais de provisions programmés dès 2009.

Les captages d’Argol

Les captages d’Argol constituent une deuxième possibilité de fourniture, elle aussi représente 1/3 de nos besoins en eau potable. Nous les avons réhabilités l’an dernier pour un coût de 100K€ le débit ayant alors augmenté de 20%, soit 20M3/H.

Le dernier tiers de nos besoins est acheté au syndicat mixte de l’eau de l’Aulne

Le Réseau, très ancien, il a fait l’objet d’une rénovation pour égaliser les pressions sur les différentes zones, sources de nombreuses casses réseaux.

Par ailleurs d’importants travaux ont été réalisés à Tal Ar Groas et à Argol pour un coût global pour ces deux opérations de 1M€.

Le Défi des déchets : Un exemple d’économie circulaire

Nous avons été amenés à nous en occuper dès les années 2008 dans le cadre d’une réflexion globale sur les fermentescibles. A l’arrivée des algues vertes dans les années 2010 la réflexion achevée, une étude conduite sur ces bases  nous a amenés à construire une usine pour traiter les déchets d’algues vertes et déchets verts. A l’époque, le traitement des algues était balbutiant, aussi étaient-elles épandues sur les terres et peu après se retrouvaient dans la baie enrichissant d’autant la pollution.

Cette usine inaugurée en 2013 permet non seulement de traiter des déchets mais d’obtenir en sortie un produit fini et normé, mis à disposition des agriculteurs et de la population, gratuitement. Le coût total de l’opération a été de 2M€, autofinancés à hauteur de 1,2M%€ (61%) par la collectivité.

Elle ouvre dans notre réflexion globale, la porte de l’économie circulaire faisant d’un déchet un produit fini.

Cette réussite nous a encouragés à persévérer  dans deux directions :

  • D’une part la mise en œuvre d’une tarification incitative où avec Fouesnant nous avons eu la force et le courage politique à nous engager en 2014;
  • D’autre part la création d’une recyclerie sur laquelle je reviendrai, l’objectif final étant de changer les déchèteries en Recyclerie.

Je vous signale qu’en 2010, nous avons été lauréat des Awards Européens de la réduction des déchets, prix qu’avec notre DGS nous sommes allés chercher à Bruxelles.

Le Défi de l’énergie :

La transition énergétique consiste en une mutation du système énergétique actuel vers un système basé sur les économies d’énergie, le développement des énergies renouvelables et l’adaptation au changement climatique. Elle interroge citoyens, entreprises et collectivités sur leurs moyens d’action.

Les économies d’énergie:

Nous sommes tous concernés. A notre niveau, nous avons réalisé ce que beaucoup de citoyens ont fait pour rendre leur domicile moins consommateur d’énergie en nous intéressant aux bâtiments publics et en étant attentif lors de nouvelles constructions. Dans ce domaine nous avons été aidés par Energ’ence, l’agence du climat et de l’Énergie du pays de Brest.

Nous nous sommes engagés dans une filière Bois-Énergie complète partant de la plantation de TTCR sur onze hectares, se poursuivant par la construction de plateforme et bâtiment de stockage des plaquettes bois et se terminant par le suivi technique et la fourniture du combustible.

A l’état de projet et de réflexion en 2011 cette filière est aujourd’hui complète. Trois chaufferies ont été installées ; 2016 à la piscine, 2018 centre hospitalier 2019 l’école Jean Jaurès et 2020 en verra une au centre culturel

Nous avons par ailleurs travaillé au profit de la population:

  • D’une part, avec le dispositif DEPAR de la Poste pour lequel nous avons effectué 100 diagnostics ouvrant droit aux aides maximales pour les logements les moins bien isolés des ménages aux revenus très modestes, ressortissant en général de l’ANAH ;
  • D’autre part en se rattachant au dispositif TINERGIE de plateforme de rénovation de l’habitat de la Métropole brestoise Il s’agit d’un guichet unique pour tous les habitants qui souhaitent réaliser des travaux de réhabilitation de leur logement et qui pourront être accompagnés par un conseiller spécialisé tout au long de leur projet de rénovation.

Le dispositif est animé par Ener’gence, qui renseigne actuellement les administrés en matière d’énergie lors de permanences mensuelles, très demandées, à la Communauté de Communes. Tinergie permet ainsi un suivi plus précis et complet des projets, un meilleur accompagnement et une meilleure information des ménages.

  • Le développement des énergies renouvelables: Smartgrid ; C.T.E. ; Ferme solaire
  • SmartGrid : Au Mois d’octobre dernier nous avons inauguré la Smartgrid, « Energlaz », ce mix énergétique comprenant :
  • Une centrale solaire de 60KW ;
  • Une centrale éolienne de 25KW de panneaux photovoltaïques sur deux bâtiments ;
  • Une capacité de stockage de 134KW ;
  • Un système de comptage et de gestion intelligente dit système de management de l’énergie.

La production d’électricité est évaluée à 130MWh/an pour des besoins de la communauté estimés à 140MWh/an. L’économie réalisée étant estimée à 250K€ sur 20 ans.

En terme d’empreinte carbone, cette production d’énergie verte représente 8,5 tonnes de CO2 évitées/an.

Le coût global est de 529K€ subventionnés à hauteur de 350K€ dans le cadre de l’appel à projet « Territoire à Énergie Positive pour une croissance verte (Merci à l’ingénierie du pôle métropolitain du pays de Brest et à Energ’ence) ; 65K€ de la Région (Merci à la CUP) et 25K€du fonds de soutien à l’investissement local (merci à Mme la Sous-Préfète).

Contrat de Transition Ecologique :

Pour autant cette réalisation ne met pas un terme à ce projet car dans le cadre d’un autre Appel à Projet nous avons été sollicités pour travailler sur un Contrat de Transition Écologique qui s’est terminé en fin d’année dernière avec la présentation de 15 projets dont 12 ont déjà été jugés positifs par l’ADEME. Ces derniers feront l‘objet d’une signature officielle le mois prochain avec Emmanuelle Wargnon, avec à la clef des financements.

Parmi eux, le projet d’extension de la Smartgrid à l’ensemble des 30 artisans de la zone d’activités a été retenu. Il s’agit là de quelque chose qui n’a jamais été réalisé sur notre territoire et je pense sur le pays de Brest, il va falloir innover pour trouver les solutions juridiques et financières pour le montage. Mais je sais pouvoir compter sur Gladys et Christophe d’Energ’ence (Merci d’avance à eux).

Ferme solaire :

  • Le projet est né dès 2008 à la vue de cette ancienne décharge réhabilitée de 6,4 Ha. Nous avons présenté à la CRE un dossier pour y installer une centrale solaire au sol : quatre fois de suite refusé pour, au cinquième passage être agréé. Elle se compose de :
  • 250 panneaux photovoltaïques poly-cristallins de 350Wc orientés plein sud et inclinés à 25° installés sur 4,06 Ha ;
  • La puissance installée est de 2,4 MWc pour une Production annuelle de 2,8 GWh, correspondant à la consommation de 920 foyers ;
  • L’installation est portée par un groupement d’entreprises (Armorgreen, Quénea, IEL, Générale du solaire) qui vont investir pour 2,5M€.
  • Le début des travaux est imminent ;
  • Le coût du KWh revient à 6,9 ctes et pour la communauté de communes la fiscalité induite rapportera annuellement 16,7K€ plus un loyer de 12K€. (Bail de 30 ans).

L’adaptation au changement climatique :

Le vote prochain du PLUi va se traduire dans ce domaine par la prise en compte du plan Habitat qui n’était pas inclus dans les anciens documents d’urbanisme. A cet effet, dans le budget 2020 figurera un crédit réservé aux économies d’énergie dans les habitations des citoyens pour un montant de 305K€.

Dans le cadre de cette partie de la transition énergétique, un projet a été retenu, il s’agit de la mise en place d’un Fonds Carbone Local qui permettrait de valoriser les actions de stockage  du carbone par la mobilisation de fonds privés.

Le Défi du Numérique  :

Nous sommes engagés avec la Région pour la mise en œuvre du Très Haut Débit sur l’ensemble de notre territoire dans un plan global.

  • La phase 1 est en train de se terminer pour un coût de 825K€ et il nous reste à payer 331K€ ;
  • la phase 2 est en cours d’exécution, son coût est de 625K€ par an jusqu’en 2023. Dans le cadre de cette phase 2 nous avons voté un crédit de 177K€ sur 2020 pour une montée en débit d’un certain nombre d’endroits particulièrement défavorisés.
  • La phase 3 suivra ensuite pour le même coût de 625K€ annuels.

Le Défi Agro-alimentaire :

Il s’agit pour ce défi d’inscrire l’action dans une stratégie de développement économique visant à dynamiser et pérenniser l’économie locale ainsi qu’à valoriser les atouts propres du territoire et les circuits courts. Suivants 2 développements :

Le plan alimentaire de territoire :

Dans un contexte de changements de pratiques agricoles et de consommation ;

  • Engagement des agriculteurs vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement ;
  • Changement des pratiques de consommation : recherche de la proximité et une attention à l’origine des produits

Un diagnostic a été établi. Il s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle stratégie de développement économique visant la valorisation des atouts propres du territoire avec pour enjeu des circuits courts.

La construction d’un abattoir départemental :

Je salue et remercie pour leur présence : Jean Hervé, le président départemental de la chambre d’agriculture du Finistère et Emmanuelle chargée d’animation territoriale.

L’ABATTOIR ! Il s’agit là d’un projet qui date d’une quinzaine d’années. Il a fait, fait et fera couler encore de l’encre. Il a déjà agité nombre de réunions pour savoir qui le porterait : l’État, Le Département, l’ensemble des EPCI, un EPCI dans le cadre d’une entente entre communautés ou encore d’autres solutions dont aucune n’a pu être retenue.

Finalement la C.C. de l’Aulne Maritime a accepté de prendre le dossier en 2014. En 2017, elle a fusionné avec la presqu’île de Crozon pour constituer la CCPCAM. Le dossier a été repris à zéro.

Je passerai sous silence les différentes actions qui ont dû être conduites. Je vous dirai simplement la situation qui prévaut à ce jour :

  • Le permis de construire a été accordé et purgé de tout recours ;
  • Le dossier ICPE, déposé début février (à partir d’une concertation faite en amont avec les services associés compétents) puis suivra l’enquête publique, l’instruction  est de 8 mois.
  • A ce jour : 22.328m² de terrain sont réservés chez la notaire du Faou pour un bâtiment de 3092m².
  • Les outils sont aux normes environnementales, sanitaires et sociales dans le cadre d’un travail collaboratif avec la CARSAT, l’ARACT et l’IDEL.
  • A ce jour le coût estimé est de 7,6M€, avec un montant de dépenses non encore arrêtées. En fonction des délais d’obtention des autorisations diverses, l’appel d’offres sera lancé

Pour un projet de cette ampleur, confié à une communauté de 10 communes regroupées, je souhaite désormais être appuyé par les professionnels de l’agriculture (Chambre/GAB…), de la filière viande et des bouchers pour motiver le projet.

A ce jour, tout le monde semble d’accord, les élus se sont positionnés pour la poursuite du projet bien qu’il fasse polémique vu le coût supporté.

L’intérêt économique des professionnels du secteur et du Finistère nécessiterait de leur part un soutien massif que je n’ai pas encore senti.

Le Défi social :

un exemple d’économie sociale, solidaire et circulaire avec les papillons blancs,

Sur un plan général, au plan social, nous avons amélioré la visibilité et la portée de notre engagement par quelques actions :

  • Changement du nom « centre de ressources » en « Maison de l’Emploi » pour une meilleure reconnaissance du lieu par les habitants ;
  • Développement de l’Emploi et l’insertion avec l’embauche d’une coordinatrice à La Maison de l’Emploi ;
  • Conventionnement avec « En Route pour l’Emploi » afin de favoriser la mobilité des demandeurs d’emploi ;
  • Continuité dans le partenariat avec Pôle Emploi, le PLIE et la Mission Locale.
  • Au plan de l’emploi local, en 2008 nous comptions 41 employés ; aujourd’hui avec la fusion, les nouvelles prises de compétence nous avons un effectif de 92 soit 51 embauches réalisées chaque fois que c’était possible sur le territoire. 43% femmes et 57% hommes).

Au niveau de l’enfance-Jeunesse, nous ne sommes pas demeurés inactifs :

  • Les activités scolaires avec l’enseignement de la piscine, les activités nautiques et les enseignements artistiques qui concernent tous les établissements scolaires du territoire et qui permettent un accès à tous les enfants pour ces activités. Notre engagement est à hauteur de 500K€ ;
  • Le forum des métiers qui rassemble chaque année 60 professionnels et qui s’étend désormais aux 3 collèges de la Presqu’île (300 élèves concernés).
  • Les semaines de la petite enfance devenues un mois de la petite enfance avec cette année en clôture le spectacle dans la salle du conseil communautaire et qui aura lieu le 29 mars et qui attire chaque année environ 400 personnes.
  • La validation du projet social de l’Ulamir
  • -L’opération conduite avec les militaires du territoire pour embaucher directement et former nos jeunes du territoire dans les établissements militaires avec la possibilité de continuiez ou alors d’abandonner sans frais ni contrat qui obligerait.

La dernière compétence que nous avons prise est celle des espaces naturels.

Il s’agit là d’une avancée significative dans l’attrait de notre territoire avec ses sentiers côtiers, de grande randonnée, son espace Remarquable de Bretagne et ses 27 sites géologiques de renommée mondiale, ses falaises, ses forêts et son patrimoine bâti, sa route des fortifications, ses ports d’intérêts patrimoniaux.

l’ESAT :

Nous avons inauguré le bâtiment mis à la disposition des papillons blancs en 2009 moyennant le paiement d’un loyer modéré marquant ainsi un signal fort de notre engagement en direction du Handicap. Pour l’équipe des papillons blancs dont je salue la présence ce soir du président Renaud Hanny. Il s’agit là d’une aventure humaine-modèle, fruit d’une collaboration exemplaire.

Les personnes employées travaillent dans le domaine des espaces verts, c’est-à-dire souvent dehors par tous les temps. Nous avons étudié la possibilité d’un travail à l’abri.

C’est ainsi qu’un local a été mis à disposition dans le cadre d’une économie circulaire pour qu’ils puissent, dans un bâtiment dédié, remettre en état certains articles de déchetterie qui auraient été éliminés et qui ainsi seront remis en circulation disponible à tous pour un prix attractif revenant aux Papillons Blancs.

Le Défi de la culture :

Il s’agit là d’un sujet qui agitait la presqu’île de Crozon à chaque élection depuis au moins une trentaine d’années. Aux élections de 2014, sur la presqu’île de Crozon seule une commune n’en voulait pas.

Dans ce domaine nous agissons en versant une participation financière de 93K€ à l’école de musique et de danse Kaniri et une autre de 15,3K€ pour le festival du bout du monde

Lors de la fusion avec l’Aulne Maritime, en 2017, ce choix d’équipement a été confirmé. Nous avons relevé ce défi en mettant en œuvre la construction d’un centre culturel pour un montant de 3,3M€ pour lequel nous avons déjà les participations financières de :

  • 900K€ du contrat de partenariat de la Région ;
  • 200K€ de DETR ;
  • 660K€ du conseil départemental ;
  • 37K€ divers (ADEME, CD29 politique culturelle)

Ce qui nous laisse un autofinancement de 1,4M€.

Dans ce choix nous sommes en cohérence avec une politique globale culturelle en étroit partenariat avec le CD29.

Cet engagement pour le développement culturel du territoire me semble particulièrement important. Dans une période où tout ce que nous croyons vrai et tangible est systématiquement remis en cause, la culture, dans ce qu’elle a à la fois d’éternel et de temporel, doit être une source permanente d’inspiration et de distanciation.

Pour finir : Les vœux

Ensemble, la route nous paraît moins longue. Allons encore plus loin…
Pour cette année nouvelle 2020, ayons la force de croire en nos rêves, en nos envies, nous donnerons à nos projets un peu plus de nous-mêmes pour construire un futur meilleur. Alors bonne et heureuse année et bonne santé pour vous-même et pour vos familles.

Au fur et à mesure que la fin de ce discours s‘approche je veux vous dire que la joie est la plus forte de communier avec vous dans un « bon sentiment » : celui du service et du devoir accompli en pleine conscience et sérénité.

Ce n’est donc trahir aucun des souvenirs de ces 12 années que de vous dire en conclusion, les mots d’adieu qui poursuivent le discours évoqué tout à l’heure avec les « frères Karamazov », je cite : « je vous donne ma parole mes chers amis de n’oublier aucun de vous ; chacun des visages qui me regardent maintenant je me le rappellerai. Vous m’êtes tous très chers désormais, vous avez tous une place dans mon cœur et j’en réclame une dans le vôtre. »

Je vous remercie de votre attention.

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